Superkart : le karting à 250 cm3 sur circuit long
Bicylindre de 250 cm3 à boîte, jantes de 6 pouces, pare-chocs en acier, licence dès 18 ans avec certificat médical : ce qui fait du Superkart une catégorie à part.

Ce qu'est un Superkart, selon le règlement
Le règlement technique de la CIK-FIA place le Superkart seul dans le groupe 4, avec une cylindrée de 250 cm3. Son moteur y est décrit en une ligne : « Bicylindre de 250 cm3 refroidi par eau, avec boîte de vitesses. » Les soupapes de puissance sont mécaniques, sans électronique.
Comme dans les autres groupes, le moteur doit être homologué par la CIK-FIA, avec une fiche fournie avec le moteur et une homologation tous les trois ans. Le règlement laisse en revanche plus de liberté à l'intérieur du moteur que dans les catégories à 125 cm3 : le vilebrequin, la bielle, le piston et la chemise peuvent être librement changés ou modifiés, dans le respect du règlement, la course, l'alésage au-delà des limites et l'axe de la bielle restant intouchables.
Un châssis pensé pour la vitesse
Le châssis est libre, mais il doit respecter des dimensions qui le distinguent nettement d'un kart de circuit court :
- empattement compris entre 106 et 127 cm ;
- longueur hors-tout de 210 cm au maximum, sans les carénages avant et arrière ;
- largeur hors-tout de 140 cm au maximum ;
- hauteur de 65 cm au maximum depuis le sol, sans le siège ;
- arbre arrière de 40 mm de diamètre extérieur au plus, avec une paroi de 2,5 mm en tous points ;
- réservoir de 19 litres au maximum.
Les roues sont elles aussi spécifiques : « seules les jantes de 6 pouces sont autorisées avec des pneus de 6 pouces homologués par la CIK-FIA ».
Des protections et des freins renforcés
Deux articles du règlement disent à quel point le Superkart change d'échelle.
Les pare-chocs. Les protections frontales, latérales et arrière sont obligatoires, en tubes ronds d'acier magnétique, avec une version renforcée pour circuit long : un pare-chocs avant d'au moins deux barres d'acier de 18 mm de diamètre minimum, reliées entre elles.
Les freins. Ils sont libres, mais la pédale et toutes les pièces qui actionnent le maître-cylindre doivent être en acier, et les freins à câble sont interdits. Un feu de freinage est recommandé.
Le lest suit aussi une règle propre : dans le groupe 4, il ne peut pas être fixé sur le siège, seulement sur les tubes principaux du cadre ou sur le plancher, avec au moins deux boulons de 6 mm.
Où rouler en Superkart
Un Superkart ne tourne pas sur n'importe quelle piste. Les Règles Techniques et de Sécurité des circuits karting de la FFSA plafonnent à 60 chevaux la puissance admise sur les circuits de karting en plein air de catégorie 1.1 et 1.2, et renvoient au-delà vers des circuits disposant d'une homologation « moto de vitesse ». C'est la raison pour laquelle le règlement technique prévoit des pare-chocs spécifiques « pour circuit long ».
Avant d'investir, la première question est donc de savoir où la catégorie court près de chez vous. Notre guide sur les circuits homologués FFSA détaille ce que chaque catégorie de piste autorise, et l'annuaire des circuits vérifiés donne le contact de chaque piste.
La licence : dès 18 ans, sur certificat médical
La Réglementation Licences FFSA 2026 prévoit une licence dédiée, la Nationale Concurrent Conducteur Superkart, code NCCSK, à 179 euros. Ses conditions de délivrance tranchent avec le reste du karting :
- être âgé au moins de 18 ans dans l'année ;
- fournir un certificat médical de non-contre-indication à la pratique du karting, là où la plupart des licences karting reposent sur un questionnaire de santé.
Elle ouvre toutes les compétitions de Superkart et de karting inscrites au calendrier de la FFSA. À l'inverse, la licence Nationale Concurrent Conducteur Karting, au même tarif, exclut explicitement le Superkart. La grille complète figure dans notre guide sur le prix d'une licence FFSA karting.
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Questions fréquentes
Sources et références
Maxence Vadeswelen est le fondateur et directeur de la publication de Passion Karting. Motard depuis plus de vingt ans et pratiquant de sports mécaniques, il connaît de l’intérieur l’équipement du pilote : choix d’un casque, lecture d’une homologation, usure d’une protection. Cette expérience est celle de la moto, pas de la compétition karting, et il l’indique partout où elle sert d’appui. Elle ne remplace jamais une source : aucune donnée technique, aucun tarif ni aucune règle FFSA n’est publié comme un fait sans référence officielle vérifiable.

