Mini 60 : la première catégorie de compétition en karting
60 cm3, 110 kg minimum pilote compris, 13 000 tours par minute : ce que le règlement impose en Mini, et la licence FFSA qui ouvre cette catégorie dès 8 ans.

Ce que le règlement technique impose
Le règlement technique de la CIK-FIA range Mini et MiniXS dans le groupe 3, avec une cylindrée de 60 cm3, aux côtés de la classe électrique E-Karting Mini limitée à 60 V continu et 7,5 kW.
Les chiffres qui structurent la catégorie sont peu nombreux et faciles à retenir.
- Masse minimale : 110 kg au total pilote compris en Mini, et 55 kg pour le kart sans carburant. La MiniXS descend à 105 kg au total, avec la même masse minimale de kart. La classe électrique E-Mini est fixée à 115 kg.
- Régime moteur : 13 000 tours par minute maximum en Mini, 12 000 en MiniXS.
- Transmission : le pignon d'embrayage est de 11 dents seulement en Mini.
L'encadrement du matériel est le même que dans les catégories supérieures : « Tous les moteurs Mini doivent être homologués par la CIK-FIA. » Il n'y a donc pas de zone grise sur ce que l'on peut monter dans un kart engagé en Mini.
La licence FFSA qui ouvre la catégorie
Côté français, l'accès passe par la licence Nationale Concurrent Conducteur Mini 60 Karting, code NCCMK, affichée à 130 euros dans la Réglementation Licences 2026.
Ses conditions de délivrance tiennent en trois points : être âgé de 8 ans révolus à 12 ans dans l'année, renseigner un questionnaire relatif à l'état de santé du sportif mineur sous la responsabilité des parents, un certificat médical pouvant être exigé selon les réponses, et fournir une autorisation parentale accompagnée d'une licence concurrent tuteur du représentant légal.
Elle ouvre « toutes les compétitions karting inscrites au calendrier FFSA dans la catégorie Mini 60 », ainsi que la pratique avec un kart junior en entraînement, uniquement encadrée par la FFSA Academy.
Deux notes du règlement méritent une lecture attentive par les parents.
La dérogation de poids. Une dérogation existe « pour les pilotes ayant 13 ans dans l'année et pesant moins de 38 kg équipement inclus à tout moment de l'épreuve ». Le poids devient donc, à la marge, un critère aussi structurant que l'âge.
Le choix à 12 ans, et son irréversibilité. Les pilotes atteignant 12 ans dans l'année peuvent choisir en début d'année entre la NCCK, la licence des compétitions à partir de 12 ans, et la NCCMK. Le changement de licence est autorisé en cours d'année, mais « après le changement, le retour à la licence initiale ne sera pas autorisé ».
Avant la compétition : entraînement et courses clubs
Tous les jeunes pilotes n'entrent pas directement en compétition. La FFSA propose pour cela la licence Nationale Entraînement Course Clubs Mini 60 Minime Karting, code NECCMMK, à 74 euros, et son tarif de première licence tombe à 54 euros. Elle s'adresse aux pilotes de 7 ans dans l'année à 12 ans dans l'année, et couvre l'entraînement sur des circuits homologués titulaires d'un numéro de classement FFSA en cours de validité, ainsi que la participation aux courses clubs inscrites au calendrier.
C'est l'étage intermédiaire logique entre l'école de karting et la compétition, et il coûte près de moitié moins que la licence Mini 60. Le parcours complet est décrit dans notre guide sur la première session de karting, et les seuils d'âge par catégorie dans celui sur l'âge minimum en karting enfant.
Le budget, au-delà de la licence
La licence n'est qu'une ligne. En Mini, s'y ajoutent le châssis, le moteur homologué, les consommables et les engagements. Les moteurs de la catégorie sont homologués par la FFSA sur une période donnée, ce qui se vérifie avant tout achat d'occasion, exactement comme pour un châssis dont l'agrément CIK-FIA devient obsolète au bout de six ans.
Pour situer l'ensemble, notre guide sur le budget pour débuter le karting donne la structure des postes, et notre comparaison entre kart neuf et kart d'occasion rappelle ce qu'il faut contrôler avant d'acheter.
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Questions fréquentes
Sources et références
Maxence Vadeswelen est le fondateur et directeur de la publication de Passion Karting. Motard depuis plus de vingt ans et pratiquant de sports mécaniques, il connaît de l’intérieur l’équipement du pilote : choix d’un casque, lecture d’une homologation, usure d’une protection. Cette expérience est celle de la moto, pas de la compétition karting, et il l’indique partout où elle sert d’appui. Elle ne remplace jamais une source : aucune donnée technique, aucun tarif ni aucune règle FFSA n’est publié comme un fait sans référence officielle vérifiable.

